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Anticiper
(2 Pierre 3.8-13)
Ce mois-ci nous examinons ce que c’est que de faire partie de la famille de Dieu, alors qu’on célèbre la naissance de Jésus.
Nous avons vu ce que c’est que d’appartenir à la famille de Dieu, de vivre comme la famille, de se multiplier en tant que famille, et la semaine dernière, nous sommes enfin arrivés à la naissance de Jésus—sa naissance, sa vie, sa mort et sa résurrection—à ce que ça veut dire de chérir Christ en tant que famille.
Alors qu’est-ce qu’il nous reste à faire ?
Et bien, ça tombe bien qu’il reste encore un dimanche dans le mois de décembre—cela nous donne l’occasion de regarder vers l’avant, d’anticiper ce qui se passe ensuite.
Et alors que nous anticipons ce qui arrivera, ma prière est que cela nous prépare bien à l’année à venir. Car vivre en anticipation du retour de Christ est ce qui caractérise la vie chrétienne—ce n’est pas simplement une question d’amour, ou de ce que Jésus nous donne aujourd’hui. C’est une question de ce qui se passera demain.
:
Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n’existait plus. 2Je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux. 3J’entendis une voix forte venant du ciel qui disait: «Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu]. 4Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.»
C’est ça qui arrive demain—ce n’est qu’un petit aperçu de ce qui nous attend.
Mais c’est un aperçu remarquablement complet.
Un nouveau ciel et une nouvelle terre—le renouvellement de toutes choses.
La présence éternelle de Dieu—Dieu qui habite parmi son peuple comme leur Dieu.
La vie et la joie éternelles—plus de deuil, plus de douleur, plus de mort.
Tout ce que nous espérons qui compte vraiment trouve son accomplissement dans cette image.
C’est ce que nous attendons. Jésus a promis qu’un jour il reviendrait pour renouveler la terre, pour établir les nouveaux cieux et la nouvelle terre, et pour amener tous ceux qui ont la foi en lui pour y vivre avec lui pour toute l’éternité.
Je pourrais continuer pendant des heures—on pourrait faire toute une série de messages sur ce passage.
Mais aujourd’hui nous voulons nous poser une question pressante : quelle différence cela fait-il ? Vraiment, ça fait quoi de savoir que nous allons quelque part si nous sommes ici maintenant ?
Qu’est-ce que ça fait de savoir que nous serons avec Jésus un jour dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre ?
Est-ce que savoir où nous allons change vraiment quelque chose dans notre vie aujourd’hui ?
Bien sûr, la réponse n’est pas que ça change quelque chose : ça change tout.
Nous n’avons pas le temps aujourd’hui pour voir la multitude de raisons pour lesquelles c’est vrai—toutes les choses qui changent quand nous comprenons où nous allons—alors aujourd’hui j’aimerais simplement conclure cette série en voyant quelques unes. On les voit dans 2 Pierre 3.8-13.
Anticiper le retour de Christ comme un corps veut dire quatre choses :
• une plus grande motivation pour l’évangélisation ;
• une plus grande conscience de ce qui est temporaire ;
• un plus grand désir pour la sainteté ;
• une plus grande soif du paradis.
Motivation pour l’évangélisation
8Mais s’il y a une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas oublier, c’est qu’aux yeux du Seigneur un jour est comme 1000 ans et 1000 ans sont comme un jour. 9Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme certains le pensent; au contraire, il fait preuve de patience envers nous, voulant qu’aucun ne périsse mais que tous parviennent à la repentance.
Il y a une expression dans le sud des U.S. qu’on dit quand quelqu’un bouge trop lentement : « Bon sang, tu es plus lent que le retour du Christ ! »
Jésus a promis qu’il reviendrait—dans l’avant-dernier verset de la Bible, on voit Jésus dire : « Oui, je viens bientôt » (Ap. 22.20).
« Bientôt » ? On dirait pas parfois, n’est-ce pas ? On dirait qu’il prend bien son temps.
Jean a écrit l’Apocalypse vers la fin du premier siècle après Jésus-Christ. Alors ça fait plus ou moins 1.900 ans depuis que Jésus a dit : « Oui, je viens bientôt. »
C’est pourquoi Pierre prend le temps de nous dire quaux yeux du Seigneur un jour est comme 1000 ans et 1000 ans sont comme un jour.
Je vais faire une parenthèse pendant un instant, parce que je sais ce que certains d’entre vous sont en train de vous dire.
Certaines personnes se servent de ce verset pour suggérer que Dieu est « en dehors du temps, » qu’il est simultanément dans le passé et dans le présent—et ils utilisent cette idée pour défendre ou pour réfuter toutes sortes de doctrines (pour réfuter, par exemple, la doctrine de l’élection).
Alors peut-être que c’est vrai—peut-être que Dieu est en dehors du temps.
Mais c’est purement de la spéculationil n’y a rien dans la Bible qui affirme clairement que Dieu est « en dehors du temps. » Ce que Pierre dit ici, c’est qu’aux yeux du Seigneur un jour est COMME 1000 ans et 1000 ans sont COMME un jour.
Disons que tu pars en vacances avec les enfants : tu te mets dans la voiture, et tu as un trajet de cinq heures.
Un trajet de cinq heures est relativement facile pour les adultes.
Mais si vous avez des petits enfants, vous savez que pour eux, c’est comme une éternité.
Pourquoi ça paraît si long pour eux, et pas si long pour nous ? Parce que nous sommes des adultes, et on s’est habitués à attendre.
Dieu est éternel. Si vous aviez vécu depuis toute l’éternité, qu’est-ce que ça vous fera, mille ans ? Pas si long que ça.
Voici ce que Pierre dit. Il sait que le retour de Jésus ne semblera pas venir vite. Ça va être long pour nous, parce que nous sommes humains.
Mais tout ce temps—ces presque deux mille ans jusqu’à maintenant—du point de vue de l’éternité, est un clin d’œil.
Comme dit Pierre : Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse.
Ça paraît long, mais ce n’est pas long. Dieu attend, parce qu’il fait preuve de patience envers nous. Il aurait pu revenir quand il voulait.
Mais il attend. Alors pourquoi il attend ? V. 9 encore :
Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme certains le pensent; au contraire, il fait preuve de patience envers nous, voulant qu’aucun ne périsse mais que tous parviennent à la repentance.
Dieu attend parce qu’il laisse la place à la repentance. Il attend afin que plus de personnes puissent se tourner vers lui.
Les gens ont cette idée que le Dieu de la Bible est dur et injuste, prêt à sauter sur le plus petit péché et punir la moindre indiscrétion.
C’est vrai que Dieu est un Dieu saint, et ne peut pas excuser le péché ou faire comme si la rébellion contre sa gloire n’est pas digne d’être punie.
Mais dur ? Injuste ? Certainement pas. Dieu a déjà envoyé Jésus pour vivre notre vie et subir notre mort, à notre place, afin que nous vivions.
Et si cela ne suffisait pas, il nous montre une patience que nous ne pouvons pas comprendre—une patience qui a déjà attendu des milliers d’années, et qui attendra encore lui seul sait combien de plus—afin que plus de monde puisse venir à Christ, et le connaître, et l’aimer, et être sauvés.
Alors la question, c’est si Dieu attend de renvoyer Jésus afin que plus puissent être sauvés, et si nous le savons, qu’est-ce que cette connaissance devrait produire en nous ?
Le désir qui motive la patience de Dieu devrait être notre désir aussi.
Si nous savons que Dieu attend d’accomplir sa promesse afin que les gens soient sauvés, alors nous ressentirons d’autant plus fortement le désir d’accomplir notre mission.
Christ nous a donné la mission d’aller dans toute les nations faire des disciples, et il nous a donné le temps pour l’accomplir.
Anticiper le retour de Christ, en tant que corps, veut dire d’abord avoir une plus grande motivation pour cette mission—de partager l’évangile, de parler de Jésus aux autres, de prier pour le salut de nos amis et nos voisins et nos familles, de voir de plus en plus de monde connaître Jésus et l’aimer et lui ressembler.
Une plus grande conscience du temporaire
10 Le jour du Seigneur viendra comme un voleur [dans la nuit]. Ce jour-là, le ciel disparaîtra avec fracas, les éléments embrasés se désagrégeront et la terre avec les œuvres qu’elle contient sera brûlée.
Lorsque Pierre parle du ciel qui « disparaît, » de la terre et ses œuvre qui sont « brûlées », il ne dit pas que la terre sera entièrement détruite.
Il veut plutôt dire que beaucoup de ce qui se passe sur cette terre ne restera pas.
Pas tout—on voit que Jésus a été ressuscité dans son corps physique, qui a été changé mais qui était visiblement lui-même, et il est monté au ciel dans son corps.
Romains 8.21 parle de la terre qui attend d’être libérée de l’esclavage de la corruption pour prendre part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Alors certaines choses resteront.
Mais beaucoup de ce qui se passe sur cette terre sera brûlé—disparaîtra—laissera la place à quelque chose d’entièrement nouveau et pur.
Vivre en anticipation du retour de Christ veut dire qu’en tant que corps, nous devenons de plus en plus conscients de quelles choses sont temporaires et quelles choses sont éternelles, et nous adapterons nos priorités, nos amours et nos aspirations en fonction de ces choses.
Laissez-moi vous donner quelques exemples.
Je sais que certains d’entre vous étiez probablement dérangés par mon insistance il y a quelques semaines d’être présents quand l’église se rassemble—certains ont peut-être pensé que j’étais un peu trop extrême.
Mais je vous invite à considérer ce qu’on voit dans , qui nous donne une image de l’état des choses après que Jésus reviendra et renouvellera la terre :
Il n’y aura plus de malédiction. Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville; ses serviteurs lui rendront un culte.
Louer Dieu ensemble est une des activités principales que nous faisons en tant que corps, et ce sera une de nos activités principales pendant toute l’éternité.
Voici pourquoi j’y insiste.
Si nous savons qu’une des choses principales que nous faisons aujourd’hui n’est pas temporaire mais éternelle, ne verrons-nous pas que cette activité doit avoir une valeur immense ?
Si nous avons cette activité que Dieu considère assez belle et assez importante pour la préserver pour toute l’éternité, ne voudrons-nous pas nous y investir autant que possible aujourd’hui ?
Ou pensez aux choses que nous aimons faire dans notre temps libre—que ce soit le divertissement ou le sport ou les jeux de société…
Certaines de ces choses seront peut-être encore dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Le divertissement, presque certainement, dans une forme ou une autre. Le sport…probablement ? Pourquoi pas ?
Mais même si le divertissement est présent, il ne sera pas le focus central de la nouvelle création.
Le focus central de la nouvelle création sera la gloire de Dieu, la beauté de Dieu, la perfection de Dieu ; tout ce qui se passe en plus de cela sera un moyen de nous aider à apprécier la gloire de Dieu plus pleinement.
Alors lorsque nous pensons aux choses sur lesquelles nous passons notre temps, les activités qui sont importantes pour nous, je pense qu’on peut dire avec pas mal de certitude qu’on se donne souvent aux choses qui ne comptent pas vraiment—qui ne sont pas éternelles, mais temporaires.
Ça ne veut pas dire qu’il ne devrait y avoir aucune place pour ces choses, mais que ces choses doivent être à leur bonne place.
Elles devraient être des moyens par lesquels nous voyons Christ plus clairement et l’aimons plus profondément.
Et si ces choses compromettent notre capacité à voir et à aimer Jésus, alors ça devrait être facile de simplement les couper de notre vie, parce qu’elles sont temporaires.
Ou disons que quelqu’un dans l’église est malade. Disons que quelqu’un a un cancer.
Au début de notre église, quand nous étions qu’une quinzaine, il y avait un homme qui s’appelait NOR qui était SDF.
Et en plus de cela, quelques mois après qu’il a commencé à venir à l’église, on a appris qu’il avait un cancer de l’estomac très avancé. Il n’y avait rien à faire. Il a subi un traitement, mais il est mort très rapidement après d’être diagnostiqué.
Quand nous implantions une église remplie de jeunes dans un endroit rempli de jeunes, je pensais que le premier « grand événement » nous aurions en tant qu’église serait un mariage, ou la naissance d’un bébé. Je ne pensais jamais que ce serait un enterrement. Mais c’est ça qui s’est passé.
Nous avons eu beaucoup de discussions avec Nor vers la fin de sa vie concernant sa situation.
Son seul réconfort à la fin de sa vie était la connaissance que sa souffrance présente—sa pauvreté, son cancer—n’était que temporaire.
Son seul réconfort était de savoir que toutes ces choses qui l’inquiétaient énormément pendant sa vie n’allait pas durer : qu’il serait avec Dieu, et que Dieu serait sa joie, et que Dieu serait avec lui pour toujours.
Ce n’était pas seulement son seul réconfort ; c’était un bon réconfort, un réconfort entier.
Anticiper le retour de Christ produira en nous une plus grande conscience de ce qui est temporaire, et nous montrer quelles activités valent le coût de notre temps et de notre investissement, en tant que corps.
Un plus grand désir pour la sainteté
11Puisque tout notre monde doit être dissous, combien votre conduite et votre piété doivent-elles être saintes! 12Attendez et hâtez la venue du jour de Dieu, jour où le ciel enflammé se désagrégera et où les éléments embrasés fondront.
Ce serait une erreur de rater l’urgence que Pierre exprime ici. Le jour de Dieu vient ; Christ revient ; et tout ce que nous connaissons sera radicalement transformé à sa venue.
Alors comment voulons-nous qu’il nous retrouve ce jour-là ?
Vous voyez, Pierre nous encourage à échanger des choses qui sont temporaires pour quelque chose qui est permanent et éternel : Puisque tout notre monde doit être dissous, combien votre conduite et votre piété doivent-elles être saintes!
La majorité des choses qu’on fait dans cette vie ne sont pas faites au nom de la sainteté ; elles ne sont pas faites pour la gloire de Dieu.
Alors, c’est possible.
On peut aimer une bonne tasse de café,
ou passer une soirée en famille,
ou écrire un livre,
ou avoir une discussion,
pour la gloire de Dieu.
Mais la plupart du temps, la plupart des chrétiens n’y pensent même pas—et les non croyants ne le font jamais. Ils reflètent peut-être l’image de Dieu de manière inconsciente, mais ne font jamais rien intentionnellement pour la gloire de Dieu.
Voici ce que Pierre dit : les choses de la terre—le ciel, la terre et les œuvres qu’elle contient—seront dissolus au retour de Christ, comme de l’argent qui est fondu pour être purifié.
Et les seules choses qui resteront après, renouvelées, sont les œuvres de sainteté, les œuvres qui glorifient Dieu.
Alors l’église qui sait cela, qui vit en anticipation du retour de Christ, manifestera un plus grand désir pour la sainteté.
Car si on y pense, nous voulons tous cela, même si on ne le réalise pas.
Le désir de bâtir quelque chose qui durera—un empire ou un monument ou une descendance—a motivé la race humaine depuis le début de l’histoire. Nous voulons faire cela en tant que sociétés et en tant qu’individus.
Nous voulons bâtir quelque chose qui ne sera pas ici aujourd’hui, et parti demain.
Et Pierre nous dit comment faire cela.
Si nous voulons bâtir quelque chose qui durera, alors nous bâtiront nos vies—en tant qu’individus et en tant que corps—sur la sainteté, sur la ressemblance à Christ.
Si nous anticipons vraiment le retour de Christ comme un corps, alors nous nous exhorterons mutuellement à poursuivre Jésus de tout notre être.
Nous rejetterons brutalement le péché, et nous protégera de ses tentations.
Nous veillerons les uns sur les autres—non pas pour nous juger, mais afin de pouvoir venir à côté de nos frères et sœurs et les aider à grandir dans la sainteté.
Nous reconnaîtrons ce qui est temporaire, et ce qui est permanent, et nous nous exhorterons à aller toujours dans ce sens. Comme dit le vieux poème : « Seulement une vie, qui sera bientôt passée. Seulement les choses faites pour Christ vont durer. »
Alors cette anticipation du retour de Christ produira en nous une plus grande motivation pour l’évangélisation, une plus grande conscience de ce qui est temporaire, un plus grand désir pour la sainteté, et—dernièrement—une plus grande soif du paradis.
Une plus grande soif du paradis
13 Mais nous attendons, conformément à sa promesse, un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera.
L’idée que le monde et ses œuvres seront brûlées et puis renouvelées—qu’une grande partie de ce que nous faisons est au mieux temporaire—semble un peu décevant ; il semble que si c’est vrai, alors quand Christ reviendra, nous perdrons tout.
Et c’est pour cela que Pierre en finit là—plutôt que de regarder à ce que nous perdrons à son retour, nous sommes appelés à considérer tout ce que nous allons gagner.
Ce que nous gagnerons, c’est l’accomplissement de la promesse de Dieu—les nouveaux cieux et la nouvelle terre, où la justice habitera.
La raison pour laquelle ce n’est pas une mauvaise nouvelle que certaines choses seront perdues, c’est que si nous les perdons, elles n’étaient pas dignes d’être gardées.
La seule chose qui nous satisfera de manière ultime—la seule chose qui nous complètera—c’est connaître et aimer et être comme Jésus. Et c’est ce que nous gagnerons à la fin de tout ça.
Mais combien d’entre nous réfléchissons vraiment comme ça ?
Combien pensons-nous du paradis ? Pas beaucoup.
L’idée du paradis nous semble un peu vague—on pense à Tom et Jerry assis sur les nuages et jouant à la harpe pendant toute l’éternité.
Ce n’est pas étonnant que les gens pensent que le christianisme ne vaut pas le coût, si c’est tout ce que nous avons à la fin.
Mais bizarrement, beaucoup de chrétiens réfléchissent encore ainsi.
Ils savent qu’ils ne veulent pas aller en enfer, mais ils ne sont pas super stimulés à l’idée du paradis non plus.
Leur carrière les stimule, ou la famille qu’ils commencent, ou la maison qu’ils veulent retaper.
Par rapport à leur vie d’aujourd’hui, le paradis semble assez peu important.
Et c’est un grand problème.
Pensez à la semaine que vous venez de passer.
Il y a beaucoup d’anticipation avant les fêtes de Noël : nous décorons, nous planifions des fêtes, nous achetons des cadeaux, et les emballons et les mettons sous le sapin… Les enfants explosent d’anticipation.
Et puis le jour vient, et on passe un bon moment—on passe du temps avec la famille, on ouvre les cadeaux, on s’embrasse et on rit et on dit merci…
Et après ? Qu’est-ce qui se passe ?
Habituellement, si on est honnête, la semaine après Noël est un peu décevant.
On le voit particulièrement avec les enfants. Jack a reçu deux grandes constructions de Légo pour Noël—de la part de ses grand-parents, et de ses tantes et tontons. Il était tellement heureux.
Et donc il s’est mis à la construction, et il a tout terminé en quelques jours.
Et puis après, il regarde à ce qu’il a fait, et il fait… « Et maintenant, qu’est-ce que je fais ? » Il ne veut pas jouer avec, parce que ce sont des Légos, et ils cassent. Alors maintenant il se demande quoi faire avec tout ce temps libre.
J’exagère, bien sûr—il ne s’ennuie pas.
Mais ce que je veux dire, c’est que le dénouement est toujours moins impressionnant que l’anticipation.
Et c’est inévitable qu’il en soit ainsi, parce que la plupart du temps, ce que nous anticipons, ce sont des plaisirs temporaires et éphémères.
Même si notre Noël a été parfait, il serait quand même décevant, parce que tous les cadeaux et les lumières et les chants et les décorations ne sont qu’une pauvre imitation de ce que nous célébrons vraiment quand nous fêtons Noël.
Nous célébrons la naissance de Jésus, qui est venu et a vécu et est mort et a été ressuscité pour nous réconcilier avec Dieu et assurer pour nous une vie éternelle de joie avec lui quand nous mourrons, ou quand il reviendra.
Mais nous ne sommes pas encore morts. Jésus n’est pas encore revenu.
Il y a une grande partie de cette histoire que nous attendons encore.
Alors on essaie de se donner d’autres choses à anticiper…mais ces « autres choses, » même si elles sont bonnes, ne sont rien par rapport à la réalité—le retour de Christ, le renouvellement de la terre, et notre éternité glorieuse auprès de lui.
Jésus a déjà assuré notre salut.
Il est déjà venu, il a déjà vécu, il est déjà mort, il est déjà ressuscité.
Nous sommes déjà déclarés justes en lui.
Mais il n’est pas encore revenu.
Nous ne sommes pas encore avec lui sur les nouveaux cieux et la nouvelle terre.
Je veux y insister, parce que dans cette église nous parlons beaucoup de trouver notre joie en Christ, de nous contenter en Christ, d’être satisfaits en Christ. Et récemment nous avons dû avoir beaucoup de discussions avec les gens concernant ce que ça veut dire exactement.
Etre satisfaits en Christ ne veut pas dire être pleinement satisfaits aujourd’hui—parce que le seul lieu où nous serons pleinement satisfaits, c’est les nouveaux cieux et la nouvelle terre.
Trouver notre joie en Christ ne veut pas dire ne jamais être triste, ne jamais pleurer, ne jamais faire le deuil—parce que le seul lieu où nous ne pleurons plus, c’est les nouveaux cieux et la nouvelle terre.
Etre satisfait en Christ, trouver sa joie en Christ, veut dire, comme dit Paul dans 1 Thessaloniciens 4.13, « pleurer comme ceux qui ont de l’espérance. »
Ça veut dire nous souvenir dans notre souffrance que notre joie reste intacte.
Ça veut dire avoir soif d’encore plus de ce à quoi nous avons déjà goûté.
Nous vivons dans le déjà et le pas encore.
Christ nous a déjà réconciliés avec Dieu, mais nous ne sommes pas encore avec Dieu dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre.
Nous nous réjouissons déjà en Christ, mais nous n’avons pas encore atteint le point culminant de notre joie.
Nous nous contentons déjà en Christ, mais nous n’avons pas encore atteint notre pleine satisfaction en lui.
Frères et sœurs, nous devons fixer nos yeux régulièrement et fidèlement sur le paradis—sur les nouveaux cieux et la nouvelle terre, où nous passerons l’éternité avec Jésus. Laissez-moi vous dire deux raisons pour lesquelles la Bible nous appelle à faire cela.
D’abord, fixer nos yeux sur le paradis nous donne de l’espoir dans la souffrance.
Je vous donnerai un exemple.
Plusieurs couples dans l’église, y compris Loanne et moi, ont subi des fausses couches cette année—dans certains cas plus qu’une seule.
Nous avons été brisés à cause de cela, et nous avons fait le deuil de ces enfants qu’on a perdu. C’était une année difficile pour plusieurs d’entre nous.
Mais savoir où nous allons, avoir nos yeux fixés sur le paradis, fait que cette douleur n’a pas le pouvoir de nous briser.
Notre espérance ultime n’est pas dans les enfants qu’on peut avoir ; ce n’est pas dans les vies ou les familles que nous construisons pour nous-mêmes.
Notre espoir se trouve dans notre éternité avec Christ, et avec ces enfants que nous avons perdu.
Alors nous pleurons…mais nous persévérons, avec joie.
Deuxièmement, fixer nos yeux sur le paradis nous protège dans le bonheur. C’est notre protection contre l’idolâtrie.
J’utiliserai un autre exemple d’actualité.
Comme vous savez, cette église se remplit de plus en plus de bébés. Quatre bébés sont déjà nés depuis un an, et Dieu voulant, cinq bébés de plus arriveront entre maintenant et le mois de juin.
Certaines des femmes qui sont actuellement enceintes sont les mêmes qui ont subi des fausses couches avant.
C’est incroyablement tentant pour des parents (surtout des nouveaux parents) de laisser leurs enfants devenir le centre de leur monde—les parents sont heureux, comme ils devraient l’être, et l’anticipation de voir ces bébés naître est considérable.
Mais tout comme la perte de nos enfants ne devrait pas pouvoir nous dérober notre joie dans cette vie,
la promesse de nouveaux enfants ne doit pas devenir notre espérance pour la joie dans cette vie.
Notre espérance ultime ne se trouve pas dans nos enfants. Notre espérance ultime ne se trouve pas dans les vies que nous essayons de bâtir pour nous-mêmes ici et maintenant.
Parce que même si tout se passe parfaitement bien, et nos enfants naissent en bonne santé et grandissent et deviennent des adultes heureux et équilibrés, nos vies et les vies de nos enfants sur cette terre sont temporaires et horriblement imparfaites.
Rien sur cette terre ne peut être notre espérance ultime pour la joie—c’est la place que Dieu seul peut occuper.
La seule protection que nous avons contre l’idolâtrie, c’est de savoir qui est notre Dieu, et ce qu’il a fait pour nous, et où il nous amène.
Nous attendons, conformément à sa promesse, un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera.
Nous devons méditer sur le paradis souvent, continuellement, frères et sœurs, car le paradis est notre vrai demeure ;
le paradis est là où nous verrons Dieu le plus clairement ;
le paradis est là où nous nous réjouirons en Dieu le plus pleinement.
Et nous trouverons que plus nous méditons sur le paradis, et plus nous serons utiles pour Dieu sur cette terre, car nos priorités seront toujours à la bonne place.
Aucun projet, aucune œuvre, aucun ministère, ne sera trop important pour nous ;
et aucune âme ne sera sans importance pour nous.
Nous devons anticiper les nouveaux cieux et la nouvelle terre, frères et sœurs.
Nous devons laisser la connaissance du retour de Christ produire en nous une plus grande motivation pour l’évangélisation ;
une plus grande conscience de ce qui est temporaire ;
un plus grand désir pour la sainteté ;
et une plus grande soif du paradis.
Et si vous ne connaissez pas Jésus ce matin, ma prière est que vous soyez un peu mal à l’aise à l’instant, à l’idée de rater tout cela.
La seule manière d’hériter cette vie éternelle dont nous parlons, c’est la foi en Christ.
Je veux que vous réalisiez que si aujourd’hui vous n’avez pas placé votre foi en Christ, si vous ne vous êtes pas repentis de votre péché, vous allez rater tout cela.
Vous ne serez pas là avec nous. Vous serez jugés selon votre péché, et non pas selon la justice parfaite de Jésus.
La bonne nouvelle est que Dieu ne détourne jamais personne qui vient à lui avec foi ; il ne détourne jamais ceux qui acceptent le don de son Fils.
Alors si vous voulez vous réjouir en Dieu sur les nouveaux cieux et la nouvelle terre—aussi fou que cela semble—il suffit de demander.
Repentez-vous de vos péchés, détournez-vous de ces péchés, et placez votre confiance en Jésus pour votre salut.
La promesse du paradis, que nous apprécierons pour toujours et qui forme notre vie aujourd’hui, ne demande qu’une prière.
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