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L'Eglise face à la souffrance

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L’Église face à la souffrance.

Lamentations 2/19 : Lève-toi, pousse des gémissements à l’entrée des veilles de la nuit ! Répands ton coeur comme de l’eau, en présence du Seigneur ! Lève tes mains vers lui pour la vie de tes enfants qui meurent de faim aux coins de toutes les rues !


! 1.     Le contexte de cet enseignement.

1.1.   Le contexte national de nos Églises et œuvres.

 

Nos Églises sont invitées en ce dimanche 22 septembre 2002 à penser aux œuvres organisées pour les enfants, la jeunesse, les étudiants et les personnes âgées dont certaines sont dans « nos » maisons de retraite.

Ceci suppose que tout un travail soit mis en œuvre dans le cadre de colonies de vacances, camps de jeunesse et d’adolescents.

Il y a aussi ce qui concerne les étudiants et les maisons d’accueil pour les aînés.

Des journées sont organisées et destinées à une réflexion autour du sujet suivant :

« Pourquoi pleurent-ils ? », « l’Église face à la souffrance ».

Chaque génération a sa part de souffrances et il convient de rechercher des pistes de réflexion et de mise en pratique pour apporter de la consolation à ceux qui en ont besoin (Ésaïe 40/1).

1.2.   Un écueil dans lequel il ne faut pas tomber.

Il est certain que l’Église a un rôle à jouer pour apporter un minimum de soulagement à toutes les souffrances qui hantent la vie de bien des personnes sur cette terre en général comme dans l’Église.

Cependant, il ne faudrait pas songer à l’Église comme étant seulement une sorte d’institution et d’organisme sur lequel on va compter.

Il faut savoir que l’Église ne peut pas, en tant « qu’association cultuelle », faire du travail social sous son identité spirituelle et religieuse.

La loi le lui interdit comme elle lui interdit de consacrer de ses fonds à ces activités culturelles.

Il faut, pour ces activités, avoir d’autres structures administratives et associatives.

Malgré tout, l’Église n’est pas déchargée de ses responsabilités sociales pour autant, mais il ne faudrait pas en arriver à créer un état d’esprit qui ferait qu’on s’appuierait sur elle en tant qu’institution.

En réalité, c’est à chacun de faire en sorte d’apporter de la consolation là où il y a des pleurs, sans attendre que ce soit « l’assemblée » qui le fasse.

Cette approche dépersonnalisée rend individuellement irresponsable et, quand il y a des manques, on s’en prend à tort à l’Église en oubliant que l’Église, c’est chacun d’entre nous avec les autres.

C’est dans cette direction que nous allons aller par cette prédication.

 

1.3.   La question à se poser.

 

Quelle est notre responsabilité personnelle face à la souffrance qui nous entoure afin de contribuer à la soulager ?

Le travail communautaire sera facilité par une compréhension et une approche individuelle de la responsabilité et du rôle de chacun.

En quoi la compassion et la miséricorde sont-elles attendues de la part de chacun d’entre nous ?

En étant déjà attentifs aux évidences suivantes :

1.4.   Des conseils judicieux.

Avant de chercher à consoler ceux du dehors, il faut s’occuper d’abord de ceux du dedans.

Il est fondamental d’être conscients de l’importance du salut des nôtres.

Par exemple, les cultes pour les enfants ne sont pas une garderie !

1 Timothée 5/8 : Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle.

 

1 Timothée 5/4 : Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux ; car cela est agréable à Dieu.

Éphésiens 6/2 : Honore ton père et ta mère c’est le premier commandement avec une promesse,

 

Galates 6/10 : Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi.

1.5.   Des exhortations importantes qui apporteront de la consolation.

Elles concernent des comportements qui, s’ils sont suivis, apporteront de la consolation et qui, s’ils ne le sont pas, provoqueront bien des larmes.

Éphésiens 4/30 : N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.

« Faites disparaître du milieu de vous toute mauvaise humeur, toute aigreur, toute rancune et tout esprit de revendication. Bannissez de votre vie les explosions de colère, les injures, les criailleries et les remarques blessantes. Apprenez au contraire à être aimables et compréhensifs les uns envers les autres, aidez-vous entre vous, soyez prêts à chaque instant à vous pardonner aussi généreusement que Dieu vous a pardonné en Christ. » (Parole vivante)

1 Thessaloniciens 5/14 : Nous vous en prions aussi, frères, avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont abattus, supportez les faibles, usez de patience envers tous.

« Nous vous engageons, frères, à avertir ceux qui vivent sans discipline et refusent de se plier au bon ordre (dans votre assemblée). Reprenez les oisifs et les paresseux. Relevez les découragés. Encouragez les timides. Réconfortez les craintifs. Soutenez les faibles. Soyez très patients avec tous. » (Parole vivante)

Les qualités de cœur énoncées ici sont des manifestations du fruit de l’Esprit.

Elles vont dans le sens de l’amour et de la patience.

Les posséder apportera certainement beaucoup de consolation autour de nous.

 

L’évangélisation en sera facilitée.

 

Jean 13/34 : Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

1.6.   Des normes et des principes pour les relations entre les générations.

Éphésiens 5/33 : Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.

Éphésiens 6/2 : Honore ton père et ta mère c’est le premier commandement avec une promesse.

Éphésiens 6/4 : Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur.

1 Timothée 4/12 : Que personne ne méprise ta jeunesse ? mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté.

1 Timothée 5/1 : Ne réprimande pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père ; exhorte les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté.

2.     LA MISERICORDE est dans la nature divine.

Avec la compassion, elle est la réponse divine à la souffrance de l’homme.

2.1.   Définition du dictionnaire biblique.

Miséricorde vient du latin « misericordia » (qui a le cœur sensible à la pitié"). Dans la Bible, le mot miséricorde est souvent synonyme de compassion : c'est l'attitude intérieure qui pousse quelqu'un à s'occuper de gens qui sont dans la détresse, à sympathiser avec eux.

Quelqu'un a dit fort judicieusement que la miséricorde est la corde que Dieu tend vers la misère.

Les textes suivants montrent tout l'attachement que Dieu porte à la miséricorde, non seulement pour ce qui le concerne, mais aussi pour ce qui touche aux relations entre les hommes.

Michée 6/8 : On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l'Éternel demande de toi, c'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde…

Matthieu 5/7 : Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !  

Matthieu 9/13 : Allez, et apprenez ce que signifie : je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

La venue de Jésus Christ est l'expression suprême de la miséricorde de Dieu.

Luc 1/54 : Il a secouru Israël, son serviteur, et il s'est souvenu de sa miséricorde.

Luc 1/78 : Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, en vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en haut.

2.2.   Le salut est dû à la miséricorde divine.

Romains 11/30 : De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde.

Éphésiens 2/4 : Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés.

1 Timothée 1/16 : Mais j'ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-Christ fît voir en moi le premier toute sa longanimité, pour que je servisse d'exemple à ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle.  

2.3.   La régénération est attribuée à la miséricorde de Dieu.

1 Pierre 1/3 : Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts,  

2.4.   Chacun peut avoir accès à ce Dieu miséricordieux.

Hébreux 4/16 : Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.  

2 Jean 1/3 : que la grâce, la miséricorde et la paix soient avec vous de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus-Christ, le Fils du Père, dans la vérité et la charité !

3.     LA COMPASSION est un ATTRIBUT DIVIN.

3.1.   Dieu est compatissant.

La compassion a le sens de "souffrir avec" et de partager la douleur de celui qui est éprouvé.

 

Exode 2/23 : Longtemps après, le roi d’Égypte mourut, et les enfants d'Israël gémissaient encore sous la servitude, et poussaient des cris. Ces cris, que leur arrachait la servitude, montèrent jusqu'à Dieu. Dieu entendit leurs gémissements, et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu regarda les enfants d'Israël, et il en eut compassion.

Psaume 116/5 : L'Éternel est miséricordieux et juste, notre Dieu est plein de compassion.

Le fils prodigue a dû son rétablissement à la compassion de son père.

Luc 15/20 : Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Le père ne lui a fait aucun reproche et il l'a embrassé sans tenir compte de l'odeur des pourceaux qui devait l'imprégner ni de sa tenue en lambeaux.

 

Le chrétien peut compter sur la compassion de Dieu lorsqu'il passe par la tentation et par l'épreuve.

C’est la raison pour laquelle il doit être animé de sentiments semblables envers celui qui souffre.

Hébreux 4/15 : Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

La faiblesse est le manque de forces et de capacités pour affronter la difficulté.

3.2.   C’est une disposition à désirer secourir.

 

La compassion est un sentiment qui porte à partager les maux d'autrui, à souffrir avec, à être touché de la souffrance et y prendre part.

 

Exode 34/6 : Et l'Éternel passa devant lui, et s'écria : L'Éternel, l'Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité.

Sa compassion le conduit à vouloir pardonner (non sans conditions cependant, mais son désir est de pouvoir le faire).

Néhémie 9/17 : ils refusèrent d'obéir, et ils mirent en oubli les merveilles que tu avais faites en leur faveur. Ils raidirent leur cou ; et, dans leur rébellion, ils se donnèrent un chef pour retourner à leur servitude. Mais toi, tu es un Dieu prêt à pardonner, compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et tu ne les abandonnas pas.

 

Néhémie 9/31 : Mais, dans ta grande miséricorde, tu ne les anéantis pas, et tu ne les abandonnas pas, car tu es un Dieu compatissant et miséricordieux.

Psaume 103/8 : L'Éternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et riche en bonté ; Il ne conteste pas sans cesse, il ne garde pas sa colère à toujours ; Il ne nous traite pas selon nos péchés, il ne nous punit pas selon nos iniquités. Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent ; autant l'orient est éloigné de l'occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent.

Il ne se réjouit pas du malheur, car il est bienveillant et non malveillant, et il ne le souhaite pas non plus.

 

Il ne se venge pas comme notre nature méchante et charnelle pourrait le faire comprendre.

 

3.3.   Jonas ne l'avait pas compris

Jonas 4/1 : Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité. Il implora l'Éternel, et il dit : Ah ! Éternel, n'est-ce pas ce que je disais quand j'étais encore dans mon pays ? C'est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal.

3.4.   La compassion a caractérisé le ministère de Jésus et elle le caractérise encore.

Marc 6/34 : Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. 

Luc 7/13 : Le Seigneur, l'ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : ne pleure pas !

Le mot grec traduit par « ému de compassion » a un sens très fort, car il veut dire « être remué dans ses intestins, avoir compassion », car les entrailles sont sensées être le siège de l'amour et de la pitié. 

4.     Le manque de compassion peut freiner la croissance de l’Église.

Allusion à la prédication du dimanche 29 janvier 2002 : « Dieu doit nous apprendre la compassion pour que l’Église puisse croître numériquement ».

4.1.   Ce que la compassion n’est pas.

Elle n’est pas la récupération de la souffrance ou des catastrophes qui surviennent à des fins de prosélytisme.

4.2.   La compassion est un des aspects de la large palette de l'amour et de ses nuances.

Qui est accompli dans ce domaine et n'a plus de progrès à faire ?

4.3.   Situations où les disciples ont manqué de compassion.

 

Matthieu 19/13-14 : Des enfants sont repoussés, image de ceux qui sont faibles.

Marc 14/3-6 : Un jugement injuste est émis, car établi selon des apparences et des a priori malveillants qui ont conduit des disciples à critiquer une femme que Jésus félicitera.

Si nous tombons dans le piège de la médisance et de la critique, cette mauvaise attitude freinera la possibilité pour l’Église de pouvoir grandir.

 

Marc 10/48 : Les disciples ont voulu faire taire Bartimée, car ses cris les dérangeaient, mais Jésus va demander qu’on l’appelle pour le faire venir.

Matthieu 15/21 : Les disciples veulent renvoyer la Cananéenne, ils manquent de disponibilité, ils ont des préjugés raciaux, et, par surcroît, ils ont certainement mal interprété le silence provisoire du Seigneur.

Dans ces conditions, comment « gagner des âmes ? » On est loin du « tout à tous » dont Paul était animé pour en sauver le plus grand nombre possible.

Penser aussi au comportement de Eli devant Anne et à son manque de compassion à cause de son manque de discernement et à sa promptitude à mal juger.

Philippiens 1/9 parle de « sensibilité vraie » et non de sensiblerie (Bible à la Colombe) ou bien de sentimentalisme humain.

La compassion n'est pas non plus une sorte de pitié avec un air de supériorité sur les autres qui ferait dire avec commisération que ce sont « pauvres gens ».

4.4.   Guéhazi est le type même du serviteur qui agit sans compassion.

 

Il repousse la personne dans la détresse.

Il agite le bâton sans aucun sentiment et il ne se passe évidemment rien.

2 Rois 4/27 : Et dès qu'elle fut arrivée auprès de l'homme de Dieu sur la montagne, elle embrassa ses pieds. Guéhazi s'approcha pour la repousser. Mais l'homme de Dieu dit : Laisse-la, car son âme est dans l'amertume, et l'Éternel me l'a caché et ne me l'a point fait connaître.

2 Rois 4/29 : Et Élisée dit à Guéhazi : Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main, et pars… Tu mettras mon bâton sur le visage de l'enfant.

2 Rois 4/31 : Guéhazi les avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l’enfant ; mais il n’y eut ni voix ni signe d’attention. Il s’en retourna à la rencontre d’Élisée, et lui rapporta la chose, en disant : L’enfant ne s’est pas réveillé.

5.     Charité bien ordonnée commence par soi-même.

5.1.   L’expression peut choquer, mais...

Il est vrai que dire que la charité bien ordonnée commence par soi-même peut être une démonstration d’égoïsme total.

Ce n’est pas forcément vrai.

Quiconque ne s’aime pas n’aimera pas les autres, puisqu’il faut les aimer comme soi-même.

5.2.   L’expression procède d’une certaine logique.

Quiconque n’a pas d’amour d’abord pour ses frères n’en aura pas pour ceux du dehors, ou bien ce sera un amour d’une autre nature que celle que Dieu attend de nous.

Avant de parvenir à aimer ses ennemis et à leur faire du bien, commençons par aimer les nôtres et par nos amis et frères et sœurs dans la foi en leur faisant du bien !

Avant de créer des œuvres sociales et de prier des prières fleuves, commençons par proscrire les paroles insensées, les exhortations décalées qui se veulent spirituelles mais qui sont agressives et blessantes.

Rejetons les jugements téméraires sur les autres à propos de leur foi ou de leur incrédulité.

Qu’en savons-nous ?

Romains 14/4 : Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

5.3.   Il faut changer de mentalité et abandonner des attitudes venant de clichés pseudo spirituels.

Ayons de la compréhension pour « les femmes de Job », car ce n’est pas à nous qu’il appartient de juger cette femme qui avait tant souffert.

 

Apprenons à « gérer » la souffrance au sein de l’Église, sans la considérer comme honteuse ou sujet tabou.

 

Même si le réflexe naturel et normal consiste à désirer la repousser, il convient cependant d’apprendre à y faire face avec l’aide de Dieu.

 

Ne cachons pas nos infirmes et nos malades comme s’ils étaient à rejeter honteusement du paysage évangélique que nous voudrions avoir !

Finissons-en avec des approches de la foi et de la spiritualité qui sont tellement inhumaines qu’elles sont décourageantes, ne prenant pas en compte le fait que nous soyons tous des êtres humains pas plus que les réalités constatables au quotidien.

Il faut lire Hébreux 11 jusqu’au bout !

Psaume 103/14 : Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière.

6.     NOS DIFFICULTES POUR AVOIR DE LA COMPASSION.

6.1.   Elles sont au-delà des difficultés et des maladresses à exprimer des sentiments.

Les difficultés sont plus profondes que ces choses.

Notre cœur est dur et étroit comme l’étaient devenues les entrailles des Corinthiens (2 Corinthiens 6/12).

 

Notre nature humaine ne possède pas la compassion.

 

Elle pousse à émettre des jugements basés sur des mauvaises pensées et des données erronées ou insuffisantes.

 

La promptitude à mal juger se rencontre fréquemment à cause de l’orgueil et de la méchanceté naturelle du cœur de l’homme.

 

Nos propres situations de souffrances, nos amertumes et difficultés à affronter seuls nos propres problèmes créent des manques de disponibilité,

 

De fausses conceptions comme celle qui consiste à dire que la vérité et l'amour sont opposés, ou bien, qu’il faille blesser pour être un ami ( ? ), citation à l'appui (Proverbes 27/6), sont de réelles aberrations !

 

Nous sommes parfois aussi prisonniers de fausses conceptions sur la spiritualité et sur la foi qui rendent inhumaines ces deux valeurs fondamentales en les déformant. (Réflexion sur la place de la douleur dans la vie chrétienne (oui ou non a-t-elle sa place )

 

La guérison peut aussi être le fait d’avoir appris à ne pas être assujetti au pouvoir destructeur que la souffrance peut exercer sur l’être intérieur.

 

N’envisager qu’une forme possible d’intervention divine sera cause de frustrations, de déceptions, voire de rétrogradations.

Le miracle peut revêtir plusieurs aspects.

Il ne faut pas chercher à coller à un schéma ou à se conformer à un cliché stéréotypé, mais il faut s’appuyer sur ce que la Parole de Dieu enseigne dans sa globalité.

Nous sommes souvent enfermés dans une conception sans nuances qui ne propose que la guérison sous une forme unique.

6.2.   C’est ce manque de compassion au sein même de son peuple qui a amené Dieu à prononcer cet avertissement sévère :

Ézéchiel 34/17 : Et vous, mes brebis, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, je jugerai entre brebis et brebis, entre béliers et boucs. Est-ce trop peu pour vous de paître dans le bon pâturage, pour que vous fouliez de vos pieds le reste de votre pâturage ? de boire une eau limpide, pour que vous troubliez le reste avec vos pieds ? Et mes brebis doivent paître ce que vos pieds ont foulé, et boire ce que vos pieds ont troublé ! C’est pourquoi ainsi leur parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, je jugerai entre la brebis grasse et la brebis maigre. Parce que vous avez heurté avec le côté et avec l’épaule, et frappé de vos cornes toutes les brebis faibles, jusqu’à ce que vous les ayez chassées, je porterai secours à mes brebis, afin qu’elles ne soient plus au pillage, et je jugerai entre brebis et brebis.

6.3.   Une prière à formuler pour la croissance de l’Église.

1 Chroniques 4/10 : Jaebets invoqua le Dieu d’Israël, en disant : Si tu me bénis et que tu étendes mes limites, si ta main est avec moi, et si tu me préserves du malheur, en sorte que je ne sois pas dans la souffrance ! … Et Dieu accorda ce qu’il avait demandé.

Cet homme ressentait ses limites et Dieu l’a exaucé en les élargissant, comme il veut le faire pour les nôtres dans le domaine de la compassion.

7.     l’enjeu de cette réflexion indispensable..

7.1.   Un enjeu en relation avec la croissance de l’Église qui n’est pas qu’un problème de réunions.

Nous avons déjà dit que cette croissance est directement liée à l’amour manifesté dans l’Église entre les membres et envers ceux qui y sont invités.

La qualité de l’accueil et de l’amour est ce qui est perçu en premier, avant même la qualité du chant, de la musique et de la prédication.

7.2.   Un enjeu en rapport avec la maturité spirituelle.

Si nous refusons d’aborder de telles préoccupations en face, nous ne croîtrons pas vers la maturité spirituelle.

Si nous nous cachons derrière un déni des réalités, nous ne serons pas crédibles dans notre message.

7.3.   Un enjeu vis-à-vis de notre engagement et de notre service pour Dieu et les autres.

Matthieu 9/36 : Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Acceptons d’être envoyés comme « des ouvriers de compassion », à l’exemple de Jésus notre Maître.

Que notre service soit imprégné de plus en plus d’amour et de sollicitude envers les autres.

 

Colossiens 4/13 : Car je lui rends le témoignage qu’il a une grande sollicitude pour vous, pour ceux de Laodicée, et pour ceux d’Hiérapolis.

« Je puis bien lui rendre ce témoignage : il a une réelle passion pour votre bien et il se dépense avec grand zèle pour vous, ainsi que pour les Églises de Laodicée et d’Hiérapolis. »

 

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