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Intro 2 Ésaïe

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Nous avons déjà eu une vue d’ensemble du livre d'Ésaïe et abordé le message théologique avec la sainteté de Dieu, Dieu le Rédempteur et le Sauveur, le thème du reste et le Serviteur du Seigneur. Il nous reste à voir dans le message théologique l’Esprit du Seigneur et la souveraineté de Dieu dans l’histoire. Puis nous survolerons le livre en étudiant sa structure et nous terminerons comme à l’accoutumée avec l’écho néotestamentaire de ce livre de l'AT.

E. L’esprit du Seigneur est celui qui inspire et permet aux prophètes de remplir leur office (,...).

1. l’Esprit de Dieu donne sagesse et entendement (11.2) ; le Serviteur du Seigneur, qui a reçu l’onction de l’Esprit de Dieu, répond en proclamant la bonne nouvelle (61.1). 2. En 40.7s, le prophète semble jouer sur l’ambiguïté du mot hébreu ruah, terme qui signifie à la fois “esprit et vent”. Alors que l’herbe se fane lorsque le vent / souffle (ruah) du Seigneur souffle sur elle, la parole du Seigneur, (qui provient aussi de sa ruah) demeure pour toujours. L’Esprit du Seigneur rend possible l’annonce des projets de Dieu (48.16). 3. Dans la suite d’Ésaïe, l’Esprit de Dieu est l’Esprit qui fait naître l’ordre au sein du chaos (). De même que l’Esprit de Dieu avait été actif dans la création, en Ésaïe, c’est l’Esprit de Dieu qui apporte la re–création à une terre désolée (32.15, ...). Du chaos moral, L’Esprit fait jaillir l’ordre et la justice (28.6, ...).

2. En 40.7s, le prophète semble jouer sur l’ambiguïté du mot hébreu ruah, terme qui signifie à la fois “esprit et vent”. Alors que l’herbe se fane lorsque le vent / souffle (ruah) du Seigneur souffle sur elle, la parole du Seigneur, (qui provient aussi de sa ruah) demeure pour toujours. L’Esprit du Seigneur rend possible l’annonce des projets de Dieu (48.16). 3. Dans la suite d’Ésaïe, l’Esprit de Dieu est l’Esprit qui fait naître l’ordre au sein du chaos (). De même que l’Esprit de Dieu avait été actif dans la création, en Ésaïe, c’est l’Esprit de Dieu qui apporte la re–création à une terre désolée (32.15, ...). Du chaos moral, L’Esprit fait jaillir l’ordre et la justice (28.6, ...).

F. Le principal critère qui est utilisé dans l’AT pour distinguer la parole du vrai prophète et celle du faux prophètes est celui de l’accomplissement de la déclaration prophétique (.21s). Ce critère repose sur le fait que le Seigneur qui révèle ses plans à ses prophètes () règne sur le cours de l’histoire, conduisant ses projets a leur accomplissement.

1. Cette célébration de la souveraineté de Dieu sur l’histoire atteint son sommet en És 40-66. Israël, qui avait vu ce que Dieu avait annoncé et fait hors de la crise assyrienne précédente, pouvait désormais croire le Seigneur lorsqu’il annonçait qu’il était sur le point d’accomplir quelque chose de nouveau pour la nation (42.9, ...). Parce que, dans le passé, il avait parlé avec puissance et autorité avant que les événements aient lieu. Dieu pouvait être cru lorsqu’il parlait de l’avenir. 2. Les idoles n’avaient jamais rien fait de tel, et leur incapacité montre qu’elles n’étaient absolument pas des dieux (43.8–11). Seul le Seigneur d’Israël révèle, sauve et fait connaître ses œuvres (43.12) : il annonce ses intentions à l’avance, il les réalise et il veille à ce qu’elles soient proclamées. Ésaïe se réjouit du règne souverain de Dieu sur le cours de l’histoire (41.21–24, ...). 3. La description que fait Ésaïe du Dieu d’Israël tranche radicalement avec la pensée théologique du peuple de Mésopotamie au sein duquel vivaient les exilés. En effet, les dieux de ces nations mentaient, intriguaient, séduisaient, trompaient et se faisaient la guerre les uns aux autres ; ils étaient captifs de toutes les contingences, vicissitudes et incertitudes de la vie humaine. C’est en usant de ruse et de brutalité qu’ils devaient réaliser leurs projets individuels que ce soit en faveur ou à l’encontre les uns des autres ; leur volonté ne pouvait s’accomplir que par la manipulation consciencieuse de l’équilibre des pouvoirs entre les dieux. Le Dieu d’Ésaïe n’était rien de tel : aucune contingence ni surprise ne venait s’imposer à lui, et il lui suffisait de parler pour que sa volonté s’accomplisse. Ses intentions ne pouvaient être contrariées. Sa volonté était notamment de faire le bien de son peuple, et celui-ci pouvait être sûr que ce but annoncé s’accomplirait sans tarder.

V. Structure littéraire

A. Plusieurs livres de l’AT, dont Ésaïe, possèdent le même type de structure globale. La première partie du livre, pour l’essentiel, est consacrée aux questions du présent immédiat et du jugement imminent d’Israël (És 1–12). Suit une longue série d’oracles de jugement des nations étrangères (13–35). Le reste du livre est consacré à la description de la bénédiction future du peuple de Dieu (40–66). Les chapitres 36 à 39 fournissent une transition narrative entre le temps de la crise assyrienne et les préoccupations des temps exiliques et ultérieurs (voir supra contexte historique). On retrouve le même genre de structure chez Ézéchiel, Sophonie, Joël et dans le texte de la LXX de Jérémie.

B. Brownlee suggère que la forme présente du livre est le fruit d’un effort délibéré d’organisation de l’œuvre en deux volumes, dans laquelle les chapitres 1 à 33 (vol. 1) sont parallèles aux chapitre 34 à 66 (vol. 2). Son raisonnement s’appuie en partie sur la présence d’un saut de trois lignes entre les chapitres 33 et 34 du grand rouleau d’Ésaïe découvert à Qumrân, et sur les travaux d’autres exégètes pour lesquels les chapitres 34 et 35 devaient être attribués au Deutéro–Ésaïe. Ses propositions de structure ont été suivies par Harrison et Evans. Voici un résumé de cette approche en deux volumes d’Ésaïe :

Volume I.1. Ruine et restauration de Juda (1-5) / Vol II.1. Paradis perdu et retrouvé (34s) / I. 2. Narration (6-8) / II.2. Narration (36–39) / I.3. Agents de bénédiction et de jugement (9–12) / II. 3. Agents de délivrance et de jugement (40–45) / I.4. Oracles contre les nations étrangères (13–23) / II.4. Oracles contre Babylone (46–48) / I.5. Jugement et délivrance du peuple de Dieu (24–27) / II.5. Rédemption par le Serviteur du Seigneur : glorification d’Israël (49–55) / I. 6. Discours éthiques (28–31) / II.6. Discours éthiques (56–59) / I.7. Restauration de Juda et royaume davidique (32s) / II.7. Paradis retrouvé (60–66)

Volume deux 1. Paradis perdu et retrouvé (34s) 2. Narration (6-8) 3. Agents de bénédiction et de jugement (9–12) 4. Oracles contre les nations étrangères (13–23) 5. Jugement et délivrance du peuple de Dieu (24–27) 6. Discours éthiques (28–31) 7. Restauration de Juda et royaume davidique (32s)
Volume 2
1. Ruine et restauration 1. Paradis perdu et de Juda (1-5) retrouvé (34s)
2. Narration (6-8) 2. Narration (36–39)
2. Narration (6-8) 2. Narration (36–39)

1. Dans la section une, les deux parties appellent la création à écouter (1.2 ; 49.1) et ordonnent aux nations de prêter l’oreille (1.10 ; 34.1). Dans les deux cas, Dieu menace de se venger (1.24 ; 34.8 ; 35.4). Il promet de racheter Sion (1.27 ; 34.8 ; 35.10) et de détruire les transgresseurs par le feu (1.31 ;34.10). Ces choses sont certaines, car c’est de la bouche du Seigneur qu’en vient le décret (1.20 ; 34.16). (On trouve d’autres éléments de parallélisme en 5.24 et 34.3 ; 5.17 et 34.10 ; 1.20 et 34.5s; 1.11–15 et 34.6s ; 4.3 et 35.8.)

7. Paradis retrouvés (60–66)
3. Agents de bénédiction 3. Agents de délivrance et de jugement (9–12) et de jugement (40–45)

2. Dans la section deux, les deux récits racontent la comparution du prophète devant les rois de Juda à propos de questions se rapportant à l’Assyrie (7.3–17 ; 37.5-7, 21–35 ;38.1–8 ; 39. 3-8). Les deux rois reçoivent des messages de Dieu “vers l’extrémité de l’aqueduc du recevoir supérieur, sur la route du champ du du Teinturier” (7.3 ; 36.2). Les deux chapitres 6 et 40 s’ouvrent sur des scènes qui se situent à la cour divine et présentent des visions de la gloire de Dieu (6.3 ; 40.5). Dans les deux cas, le prophète répond par une question (6.11 ; 40.6). Dans le récit de la vocation d’Ésaïe, il est dit que le peuple ne veut ni entendre ni voir, ni savoir, ni comprendre (6.9s), alors qu’au chapitre 40, ils entendront, verront, sauront et comprendront (40.5, 21, 26, 28).

3. Dans la section trois, les deux volumes présentent le portrait d’un roi idéal (8.23–9.6 ; 11.1–10 ; 41.1–43.13) et un second exode (11.11–16 ; 41.17–20 ; 42.16s ; 43.14–44.5). Le roi idéal le serviteur seront d’une lumière pour les nations (8.23–9.1 ; 42.6), dissiperont les ténèbres (9.1-42.7) et établiront la justice (9.6-42.1-4) et le droit (11.4 ; 42.6, 21). L’Esprit du Seigneur repose sur ce roi et ce serviteur (11.2 ; 42.1), et, à cause d’eux, d’autres connaîtront le Seigneur (9.8 ; 45.6). Les deux volumes parlent d’une route préparée pour l’exode du peuple du Seigneur (11.11–16 ; 43.16–21), qui est rassemblé des extrémités de la terre (11.11 ; 41.9 ; 43.5).

4. Dans la section quatre du volume 1, des oracles contre Babylone encadrent des oracles contre les nations (13.1–14. 23 ; 22.1–10), mettant ainsi en évidence l’importance du parallélisme avec les oracles contre Babylone et de la seconde moitié du livre. Dans les deux volumes, le roi de Babylone est arraché à son trône et forcé à s’asseoir sur le sol (14.9 ; 47.1 ; cf. 66.1). Babylone subira et la fureur qu’elle avait dirigée contre les autres (14.6 ; 47.6, 11) et la perte de ses enfants (13.16 ; 14.22 ; 47.9). Ses images sont brisées (21.9 ; 46.1).

5. Dans la section cinq, les parallèles ne sont pas aussi nombreux et aussi évidents. Dans les deux volumes, le Seigneur convoque des invités à son banquet (25.6 ; 55.1s). Dieu engloutira la mort et la tristesse (25.7s ; 49.19) ; la tristesse s’enfuira (25.8 ; 51.11). La joie est la part des justes (25.9 ; 51.3 ; 55.12). Le Seigneur est celui qui tue le monstre marin (27.1 ; 51.9). L’alliance éternelle, rompue par le peuple (24.5), sera renouvelée (45.3) ; Dieu aura une fois encore compassion de son peuple (27.11 ; 29.10–15 ; 54.8–10 ; 55.7).

6. La section six pose la question de la suppression des péchés de la nation. Juda est coupable de fausseté (28.15 ; 59.3s) et d’infidélité parce qu’elle a cherché refuge auprès des nations étrangères au lieu de s’appuyer sur Dieu (28.15, 17 ; 30.2s ;57.13). Ses prophètes sont ivres (28.1, 7 ; 29.9 ; 56.12) et aveugles (29.18 ; 56.10) ; ils n’ont aucune connaissance (29.12 ; 56.10s) ; mais cet esprit de torpeur sera remplacé par l’Esprit de Dieu (29.10 ; 59.21). Le jugement plane au-dessus d’eux à la manière dont une brèche dans un mur élevé le fait s’écrouler (30.13 ; 58.12).

7. Dans la section sept, le pays qui était en deuil et le Saron qui était comme un désert (33.9) connaîtront, lors du renouvellement de toutes choses, la fin des larmes (61.2s ; 66.10) et le Saron deviendra un pâturage luxuriant (65.10). Des rivières couleront en Sion (33.21 ; 66.12), Jérusalem sera rétablie (33.20 ; 66.13s). Il n’y aura plus ni maladie ni tristesse en Sion (33.24 ; 65.19s). L’Esprit de Dieu rendra le renouvellement et la restauration possibles (32.15; 61.1 ; 63.14).

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